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Le #BarCamp, atelier participatif et « nouvelle manière d’apprendre »

Econocom 27 Nov 2015

Le 5 novembre, la Commission européenne lançait Epale, une plateforme collaborative multilingue permettant aux professionnels de l’éducation et de la formation de toute l’Europe de partager des actualités et des ressources et d’échanger en ligne.

 

Plusieurs ateliers sont venus accompagner ce lancement. Pour les conduire, Jean Vanderspelden, consultant spécialisé dans la formation ouverte et à distance, a choisi la formule du BarCamp, un « brainstorming géant » qui a pour objectif de faire émerger l’intelligence collective. Le crédo ? « Pas de spectateurs, tous acteurs » : tous les participants étaient en effet invités à contribuer activement au déroulé de la session. Le Quotidien de la formation revient sur ce format participatif innovant.

 

 

Connaissez-vous les BarCamps ?

 

C’est en Californie, en 2005, qu’a eu lieu le premier BarCamp. Organisé par un éditeur de logiciels collaboratifs, il a été mis en place en moins d’une semaine… et a compté près de 200 participants. Depuis, le concept a conquis tous les continents et est utilisé pour traiter de sujets aussi divers que les médias sociaux, les transports publics, la santé ou l’immobilier.

 

Le fonctionnement ? Il repose sur un principe très simple : tous les participants sont acteurs de l’atelier et doivent donc apporter quelque chose, qu’il s’agisse d’une idée, d’une proposition de service ou même de l’expression d’un besoin. Autre particularité : les BarCamp s’organisent essentiellement à l’aide d’outils 2.0 : réseaux sociaux ou applications ouvertes, Wiki, par exemple.

 

Pour Jean Vanderspelden, qui définit le BarCamp comme un « atelier participatif court, où le contenu est apporté et animé par les participants », c’est une « nouvelle manière d’apprendre » :

 

« Chacun a des réponses aux questions que les autres se posent, le BarCamp est une forme de mise en œuvre d’intelligence collective. »

 

barcamp

Extrait d’une infographie proposée par 50A

 

feutre, tableau blanc… et mur numérique

 

Concrètement, une seule consigne : donner la parole aux participants. C’est Jean Vanderspelden qui s’est chargé d’animer la série de quatre BarCamps accompagnant le lancement d’Epale. Devant un tableau blanc, il a commencé par une présentation du concept pour ensuite laisser parler les volontaires. Il explique :

 

« La forme est beaucoup plus ouverte en ce sens qu’une fois la thématique posée, chacun peut, sur la base du volontariat, dire ce qu’il veut et de la façon qu’il souhaite : proposer un témoignage, poser une question, éclairer un outil, présenter une démarche, etc. »

 

Les ateliers, consacrés aux environnements d’apprentissage, étaient accompagnés d’une liaison à distance avec une dizaine de participants regroupés dans un campus des Yvelines. Un mur numérique permettait de partager photos, vidéos ou notes. Pour le formateur, le bénéfice était donc double :

 

« Cela a permis de mettre en œuvre le concept de proximité numérique et de montrer que le numérique peut être facilitant. » 

 

Une formation de qualité = Une formation innovante ?

 

Le Quotidien de la formation conclut sur la synthèse que fait Jean Vanderspelden de l’atelier, parfaite illustration du concept du BarCamp :

 

« Pour qu’une formation soit de qualité, il faut qu’elle innove ; l’innovation, c’est ce que les participants nous ont raconté dans les deux séries de quatre ateliers. »

 

A l’heure où l’open innovation tient une place de plus en plus centrale dans la réflexion stratégique des entreprises et des organisations, le BarCamp est plus que jamais dans l’air du temps. Il fera d’ailleurs l’objet d’une conférence lors de LearnInnov, un évènement dédié à la formation qui se tient le 9 décembre 2015.

 

Dans le secteur de l’éducation et de la formation, comme ailleurs, les approches descendantes (top-down) laissent de plus en plus souvent la place à des process ascendants (bottom-up), qui permettent de davantage impliquer les différents acteurs et de faire émerger l’intelligence collective. L’avènement des nouvelles technologies et des outils numériques facilite les synergies et apporte une nouvelle dimension au travail collaboratif. Le digital pour mieux avancer ensemble ? C’est now.

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