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#DigitalWorkplace : comment le Crédit Agricole transforme ses espaces de travail

Econocom 10 Jan 2017

Depuis 2010, le Crédit Agricole regroupe progressivement ses filiales dans un campus situé à Montrouge, aux portes de Paris. Destiné à accueillir 9 000 collaborateurs, Evergreen s’étend sur 8 hectares et près de 170 000 m2 de bureaux. En parallèle, la « banque verte » agrandit, rénove et fait évoluer les espaces de son campus historique de Saint-Quentin-en-Yvelines. Aux manettes de ces projets de transformation : Crédit Agricole Immobilier, l’expert immobilier du groupe Crédit Agricole. Rencontre avec Thierry Troadec, Directeur des projets et du management des espaces chez Crédit Agricole Immobilier. Il évoque avec nous la façon dont les outils digitaux influent sur la mutation des espaces et des modes de travail et nous livre ses conseils pour mener au mieux ce type de changements.

 

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Pour Thierry Troadec, trois leviers contribuent à la transformation des espaces, des modes de travail et même de l’entreprise en général : l’immobilier, les outils numériques, mais aussi le comportement des collaborateurs, à qui il faut expliquer comment utiliser les technologies, les espaces et les aménagements… « Nous avons en face de nous plusieurs générations qui n’ont ni les mêmes attentes, ni les mêmes aspirations, indique Thierry Troadec. Il faut réussir à les faire travailler ensemble : ne pas perturber les plus anciens, tout en restant attractif pour les plus jeunes. »

 

Bien sûr, ces trois piliers doivent évoluer à la même vitesse : « Si, le jour où les collaborateurs arrivent dans les nouveaux espaces de travail, ils n’ont pas les outils pour les utiliser, forcément, ça ne peut pas marcher ! » Pour cela, Thierry Troadec travaille en étroite collaboration avec la direction des Systèmes d’Information et avec la direction des Ressources Humaines : « C’est un vrai travail d’équipe ! »

 

 « Evidemment, le sujet de la technologie est important, confirme Thierry Troadec. Nous travaillons avec des ordinateurs et des téléphones portables, il y a le WiFI partout, les salles de réunion sont équipées d’outils faciles à utiliser… A Saint-Quentin-en-Yvelines, le campus se veut technologique, ouvert et apprenant. Nous avons donc déployé des applications de géolocalisation, de partage des salles de réunion, des systèmes d’hôtesses virtuelles…  C’est un vrai vecteur de digitalisation. »

coller à l’histoire et au niveau de maturité de l’entreprise et de ses collaborateurs

 

La charte d’aménagement de la banque repose sur des partis-pris forts : création de lieux collectifs, mutualisation de la plupart des salles de réunion, évolution des espaces de restauration en zones de travail en dehors des heures de repas… Mais elle s’adapte aussi à toutes les entités du Crédit Agricole hébergées sur les campus. « Nous sommes obligés de répondre à leur histoire, à leurs activités, à leurs modes de fonctionnement et à leurs attentes, poursuit Thierry Troadec. Dans les espaces privatifs qui sont mis à leur disposition, nous collons vraiment à leurs besoins. Ainsi, dans un même immeuble, occupé par deux entités distinctes, on peut se retrouver avec deux aménagements différents. Par exemple, pour la partie banque de financement, on aura des espaces ouverts avec des postes de travail adaptés à chaque collaborateur. Ces derniers travailleront donc à la même place tous les jours : on est vraiment dans le bureau traditionnel. Et, au même étage, dans un compartiment voisin, on peut avoir une direction informatique qui aura totalement révolutionné ses espaces avec des collaborateurs tous équipés d’ordinateurs portable et de softphonie (téléphonie embarquée sur l’ordinateur), un mélange d’assises hautes et basse, des coins canapés, des espaces dédiés à la créativité… »

 

« La notion de territoire d’équipe reste importante, continue l’expert. Dans les zones plus privatives, il faut laisser un peu de latitude aux équipes pour qu’elles puissent personnaliser leurs espaces, c’est comme ça que des communautés pourront se créer, que les collaborateurs pourront s’approprier les lieux rapidement et pourront expliquer aux nouveaux arrivants pourquoi ils ont été conçus de cette façon-là. »

 

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Impliquer les collaborateurs dans les projets

 

Les différents campus ont été construits d’après un modèle participatif. « Nous demandons aux collaborateurs ce qu’ils souhaitent afin de déterminer l’accompagnement que nous devrons leur fournir », explique Thierry Troadec.

 

Concrètement, cette implication se manifeste sous forme d’enquêtes ou d’ateliers, qui permettent d’interroger les collaborateurs sur les valeurs importantes de leur entité, leur vision et les objectifs qu’ils cherchent à atteindre… « Ensuite, nous les invitons à se projeter grâce à des systèmes de maquettes et à décrire ce qu’ils aimeraient avoir à disposition : des salles de réunion, des espaces détente, des assises hautes… », détaille Thierry Troadec.

 

Le fait de mobiliser les équipes pour aboutir à une construction commune fait que l’accueil est très positif. D’ailleurs, aujourd’hui, la méthode appliquée par le Groupe consiste à engager les collaborateurs tout au long du projet, de manière très macro au début, jusqu’au choix du mobilier. « Nous cherchons les leviers qui permettront de les inciter à participer au déroulement du projet, précise Thierry Troadec. Cela rejoint les méthodes agiles : cette manière de penser les projets se calque sur nos façons de travailler. »

 

 

Un projet de transformation d’entreprise, avant tout

 

Quels conseils donner à une entreprise qui voudrait repenser ses espaces de travail ? « Déjà, il faut bien comprendre que c’est un projet de transformation d’entreprise, qui doit donc être accompagné par les Ressources Humaines, indique l’expert. Ensuite, il faut bien se dire que c’est en fonction des outils que l’on va donner aux collaborateurs que l’on va repenser l’espace. »

 

Autre point important : prendre son temps ! « Chaque entreprise a ses objectifs, son histoire et son style de management, qu’il est essentiel de prendre en compte. Il faut laisser le temps aux collaborateurs de s’approprier les outils. Par exemple, certains ne sont pas prêts à passer à des modes de travail type free desk où personne n’a de poste de travail attribué. »

 

Un travail réfléchi et néanmoins essentiel à l’heure où la chasse aux talents n’a jamais été si concurrentielle : « Pour être attractif, il faut des lieux singuliers, un peu détonants… En fait, il faut créer « l’effet waouh«  ! », conclut Thierry Troadec.

 

Plus que jamais, le digital entre dans nos lieux de travail et modifie notre vie professionnelle. Econocom, aussi, fait évoluer ses espaces ! Entrez dans les coulisses de cette transformation : Isabelle Laforgue, Chief Transformation Officer, nous explique comment elle insuffle le changement dans le Groupe, en améliorant les sites existants et accompagnant des collaborateurs dans l’apprentissage de nouveaux usages, pratiques et modes de travail.

 

Crédit photo : © PIERRE-OLIVIER / Capa Pictures / Credit Agricole

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