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Ecole numérique : retour d’expérience à Puteaux !

Econocom 17 Mar 2016

Signé en 2013 entre l’Education nationale et la ville de Puteaux (Hauts-de-Seine), le Programme Numérique Ecole commence à porter ses fruits dans la commune. A l’occasion du salon Educatec-Educatice, le directeur de l’Education de la mairie de Puteaux et la directrice d’une des écoles maternelles de la ville ont partagé leur expérience. Compte-rendu !

 

 

Engagée dans le développement du numérique au sein de ses établissements scolaires, la ville de Puteaux a travaillé en partenariat étroit avec l’Education nationale pour mener à bien son projet. En trois ans, beaucoup a été accompli : l’ensemble des écoles maternelles et élémentaires de la ville sont désormais dotées de 2 à 3 mallettes de tablettes et de tableaux numériques interactifs et peuvent partager toutes leurs ressources dans le cloud !

 

Arnaud Teullé, directeur de l’Education de la mairie et Nathalie Guey, directrice de l’école maternelle de l’Ancien Couvent, ont pris part à cette transformation.

 

 

Une nouvelle dimension dans les salles de classe

 

« Quand tous les équipements sont arrivés, je suis entrée dans une nouvelle dimension », assure Nathalie Guey. La mairie de Puteaux a en effet déployé un large programme d’équipement scolaire, en partenariat avec le réseau Canopé, qui s’est chargé de choisir les applications pour les enseignants. Parmi les actions les plus remarquables, la mise en place de tableaux numériques interactifs (TNI), désormais présents dans toutes les classes, de tablettes, amenées à interagir avec les tableaux, d’un cloud, pour un meilleur partage des réalisations scolaires entre élèves, professeurs et parents, et l’élaboration d’un programme d’accompagnement pour l’installation du parc digital.

 

L’enseignante utilise désormais la tablette au quotidien pour des problématiques aussi variées que l’apprentissage du langage – en trois semaines, tous les enfants connaissaient les noms de 20 animaux en anglais – ou le lancement d’un projet de BD numériques, auxquelles sont incorporées les voix des enfants.

 

« J’utilise aussi beaucoup Bitsboard, une application qui permet de créer des imagiers sonores. Cela génère automatiquement des jeux numériques qui permettent de valoriser l’autonomie, l’autocorrection et la collaboration. Avec les outils numériques, l’apprentissage des prénoms a été trois fois plus rapide qu’avec les outils traditionnels ! »

 

Nathalie Guey a l’impression de « voir des clones » d’elle-même en classe. La raison ? Après l’explication de la consigne, les élèves prennent en main les outils et travaillent en autonomie…. D’où un gain de temps précieux pour l’enseignante qui dispose ainsi d’une plus grande marge de manœuvre pour personnaliser davantage sa pédagogie.

 

 

Assurer une continuité dans l’usage, du CE2 au CM2… et au-delà ?

 

Pour assurer la sécurité des tablettes et permettre une utilisation de ces devices sur le long terme, une charte a été signée par les directeurs d’école qui ont également défini un lieu sécurisé dans chacun des établissements pour maintenir le matériel à l’abri. Arnaud Teullé explique le fonctionnement :

 

« Le directeur est chargé du matériel, donc les enfants n’amènent pas les tablettes chez eux… Ce qui n’est pas le cas des enseignants qui ont également signé la charte de responsabilité du matériel et peuvent l’utiliser pour préparer leur cours à domicile. »

 

L’essentiel ? Assurer une continuité dans l’usage, du CE2 au CM2, voire au-delà. Un cahier de correspondance numérique a ainsi été monté entre les enfants, parents et professeurs pour un suivi tout au long de la scolarité. De leur côté, les enseignants sont techniquement formés par la mairie et le réseau Canopé, les formations pédagogiques étant quant à elles délivrées par l’Education nationale.

 

« Comme toutes les classes de la ville sont équipées, les élèves s’y retrouvent toujours. Même dans le cas d’un déménagement ou d’un changement d’établissement, l’enfant s’adapte. »

 

 

L’objectif à l’avenir : continuer à développer l’accompagnement des enseignants et à sensibiliser les élèves au numérique, pour une meilleure autonomisation et personnalisation de leur enseignement.

 

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