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Apprendre à apprendre à tous les stades de la vie avec les EdTech !

Econocom 9 Juin 2017

En tant qu’acteur majeur de la transformation numérique des organisations, nous nous investissons pleinement dans l’éducation de demain ! Qu’apporte la EdTech aux apprenants comme aux enseignants ? Comment accompagner cette révolution ? Autant de questions que nous avons posées à Sophie Hirat, directrice du marché Education au sein du Groupe.

 

Econocom participe depuis des années à la transformation numérique des établissements scolaires et de l’éducation : quelles évolutions avez-vous constatées ?

 

Sophie Hirat : La rupture la plus visible, c’est le caractère mobile et individualisé de l’équipement. Jusqu’à présent, les écoles disposaient de salles informatiques, avec un parc d’ordinateurs fixes et mutualisés. Avec l’individualisation du poste de travail, le numérique s’inscrit beaucoup plus naturellement dans l’apprentissage et ce, au quotidien… et avec la mobilité, l’espace-temps de l’apprentissage s’en trouve considérablement élargi.

 

Equipements des élèves et enseignants mis à part, de plus en plus de communautés éducatives réfléchissent à l’environnement de travail qui doit accueillir ces transformations. Ne faut-il pas des espaces plus grands et modulaires pour permettre différentes configurations de travail ? Comment intégrer un fablab, un innovlab dans un environnement scolaire ? Autant de questions qui se poseront davantage encore, j’en suis convaincue, dans un futur proche.

 

Au-delà des équipements matériels, la partie « soft » s’est diversifiée et modernisée : en plus des logiciels, on dispose aujourd’hui de contenus multimédia, enrichis et interactifs, de plateformes de services pour aider les enseignants à concevoir et mettre en œuvre leurs projets pédagogiques et proposer des activités variées aux élèves. Le numérique favorise également les activités collaboratives et interdisciplinaires : les échanges se multiplient d’élève à élève, d’enseignant à élève dans les deux sens et d’enseignant à enseignant. Avec à la clé, un engagement plus fort de chacune des parties !

 

Prenons un autre exemple, inscrit dans l’enseignement supérieur et la formation continue : l’e-learning. Ces méthodes et outils d’apprentissage à distance existent depuis longtemps mais aujourd’hui, les spécificités du numérique renouvellent le genre. Certaines de ces nouvelles plateformes ne sont plus réservées aux seuls formateurs : tout collaborateur peut devenir formateur. Elles s’accompagnent également de jeux, de forums et d’outils de motivation via des badges : finis, les cours à distance austères ! Si l’enjeu économique est toujours de mise, attrait et efficacité sont également de la partie.

 

Pour chacun de ces profils, l’idée-force est que le numérique engage l’apprenant à « faire » : une pédagogie moderne, efficace et efficiente, en phase avec les usages et les exigences d’aujourd’hui. C’est en faisant qu’on apprend et qu’on comprend, gage d’un plus grand ancrage mémoriel.

 

 

Comment le numérique est-il aujourd’hui accueilli par les enseignants ? Qu’est-ce que cela change à leur façon de « faire classe » ?

 

De façon très classique, il y a trois profils d’enseignants : les aventuriers, ceux qui se saisissent de la technologie à bras-le-corps pour inventer de nouveaux usages, telle que la classe inversée ; les suiveurs, qui passent au numérique lorsqu’ils constatent des bénéfices dans ce que proposent les aventuriers ; et les récalcitrants (réfractaires ?).

 

Quand on parle de numérique, on parle souvent de digital natives, pourtant, ce ne sont pas toujours les enseignants les plus jeunes qui sont à l’avant-garde du numérique à l’école ! Le problème, c’est que la formation initiale des enseignants n’intègre pas le numérique dans toutes ses dimensions : création de ressources et activités d’apprentissage, renouvellement de l’ingénierie pédagogique, , de l’évaluation et de l’animation de la classe pour ne citer que quelques exemples. La plupart des enseignants introduisent donc le numérique à l’école, une fois la pratique de la classe maîtrisée.

 

C’est pour moi une certitude : ce n’est pas tant l’outil qui compte que l’utilisation qui en est faite.

De façon tout aussi traditionnelle, là aussi, les enseignants passent par plusieurs phases dans leur appréhension du numérique pédagogique : la plupart d’entre eux commencent par reproduire avec le numérique ce qu’ils font de façon classique puis, au fur et à mesure qu’ils découvrent et possèdent les spécificités du digital, ils s’engagent dans des activités de rupture avec l’existant et ce qu’ils conçoivent ne pourrait pas exister par ailleurs. Ils tirent alors pleinement parti des spécificités du numérique.

 

Quid des apprenants et des parents ? Comment le numérique bouleverse-t-il la manière dont ils appréhendent l’école ?

 

Pour les élèves, les étudiants et les apprenants, les bénéfices portent surtout sur la personnalisation et l’autonomie dans l’apprentissage, du fait des procédés d’adaptive learning que permet le numérique. Tout le monde n’apprend pas au même rythme, et n’est pas réceptif aux mêmes sollicitations – visuelles, auditives.

 

Et dans les prochaines années, l’intelligence artificielle et le big data vont améliorer ces méthodes en apportant une granularité plus fine dans la compréhension des difficultés, de manière à leur offrir l’apprentissage le plus personnalisé possible. Objectifs : des élèves, étudiants et apprenants qui apprennent à apprendre, qui apprennent davantage, qui comprennent mieux et avec un ancrage plus fort, qui créent, collaborent et partagent, qui savent rebondir après l’échec et qui réussissent !

 

Les parents, eux, sont enthousiastes, ce qui ne les empêche pas de se poser des questions, notamment sur le Wi-FI ou la sécurité. Sur ces points, nous pouvons les rassurer : nous ne proposons  que des technologies certifiées et à bon escient ! Parmi les points positifs, ils citent souvent les Environnements numériques de travail (ENT) : la communication avec les enseignants et les personnels administratifs est plus fluide, ils se sentent enfin associés à la vie de l’école, se projettent mieux sur ce qui se fait en classe, et peuvent donc davantage participer à l’éducation de leurs enfants. Eux aussi, veulent s’engager !

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