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#EntreprisesDigitales : Quel data player êtes-vous ?

Econocom 28 Oct 2016

En matière de collecte, d’exploitation et de sécurité des données, votre entreprise est-elle plutôt avant-gardiste, sécuritaire, audacieuse ou indifférente ? Grâce à la participation exceptionnelle de plus de 400 décideurs, Econocom, Sia Partners et l’Ifop ont analysé les pratiques data de de 329 grandes entreprises françaises de plus de 500 collaborateurs et en ont tiré quatre grands profils de « data players ».

 

Données issues de la seconde édition du baromètre des pratiques digitales des grandes entreprises, paru le 4 octobre 2016.

 

(R)evolution data au sein des grandes entreprises

 

La data est l’un des enjeux phares de la révolution digitale. Pourtant, en 2016, le sujet est encore peu investi : sur 400 entreprises interrogées, seules 5 ont un score de maturité data égal ou supérieur à 8/10 (un point octroyé à chaque pratique liée à la data sur l’ensemble des dimensions concernées puis calcul du score sur une base de 10). La raison ? Une complexité technique (outils), organisationnelle (agilité du SI) ou humaine (compétence).

 

« 10% des entreprises se considèrent très avancées en traitement et en analyse des données en 2016. »

 

L’étude des pratiques data révèle quatre grands profils : les avant-gardistes, les audacieux, les sécuritaires et les indifférents. Cette classification repose sur une analyse statistique regroupant les entreprises selon les similarités de leurs pratiques et, plus spécifiquement, sur leur niveau de maturité sur les deux dimensions majeures de la data :

  • La collecte et l’exploitation des données : sources et types de données collectées, niveau d’avancement en collecte, qualité et traitement/analyse des données, utilisation des données disponibles (prédiction, etc.).
  • La sécurité des données : niveau d’avancement en sécurité des données, lieux de stockage des données, existence d’une charte de confidentialité, réalisation de tests de sécurité.

Quel data player êtes-vous ?

Les avant-gardistes apparaissent comme les précurseurs de la révolution data, en avance aussi bien sur la sécurité des données que leur exploitation. On les retrouve principalement dans l’ingénierie/conseil, les télécoms/media et la bancassurance.

Alors que les audacieux cherchent avant tout à explorer le potentiel de la data, notamment pour améliorer l’expérience client, les sécuritaires, surreprésentés dans le secteur public, privilégient la dimension sécurité.

Enfin, les indifférents ne perçoivent pas la data comme une priorité : ils ne disposent pas des ressources techniques nécessaires ou souffrent d’un manque d’agilité de leur entreprise/SI. Ils sont surtout présents dans l’industrie.

 

Le Chief data officer, prêtre de la sécurité… Mais pas encore disrupteur

 

Plus d’un tiers (32%) des grandes entreprises françaises ont mis en place une gouvernance des sujets data via l’existence d’un Chief Data Officer (85% des avant-gardistes, 32% des audacieuses, 23% des sécuritaires et 9% des indifférents).

 

« En 2016, la sécurité est la seule dimension largement investie. En effet, les grandes entreprises adoptent une position défensive, privilégiant la conservation à la disruption. »

 

Ses fonctions restent majoritairement cantonnées à la sécurité, à la qualité et au stockage des données – des missions dont l’objectif est davantage la conservation que l’exploitation des données pour innover.

Fonctions du Chief Data Officer

Les disrupteurs de la data semblent donc marginaux, sauf dans les télécoms/medias où 79% des CDO ont pour mission de favoriser la création de nouveaux business models, et 71% de trouver de nouvelles façons de monétiser la donnée.

 

Retail : plus d’indifférents que d’avant-gardistes ou d’audacieux

Répartition des data players par secteur d'activité

Dans le secteur du retail et des FMCG (fast-moving consumer goods ou produits de grande consommation), les indifférents sont les plus nombreux (33%), devant les sécuritaires (28%). Les avant-gardistes et les audacieux ne représentent que 20% des entreprises.

 

La data peut pourtant être un levier clé de l’expérience client, comme le prouve l’exemple de Klépierre.  Entre applis et beacons, chez le leader européen des centres commerciaux, tout est fait pour proposer un parcours riche et personnalisé. Les clients qui acceptent d’intégrer la database sont qualifiés pour recevoir des communications qui correspondent à leur profil. Ils peuvent également se connecter au WiFi des centres commerciaux via un bouton Facebook Connect. De cette façon, la data physique (ce que fait le client dans le centre) peut être croisée avec le parcours sur les réseaux sociaux, pour proposer des contenus toujours plus adaptés.

 

-> A lire aussi : Chez Klépierre, le parcours client est (aussi) digital

 

Autre exemple avec Rossignol. Depuis le début de l’année 2016, la marque française commercialise un petit capteur à insérer dans le strap d’une chaussure de ski. Objectif : collecter des informations détaillées sur les pratiques sportives des clients et « transformer la data en business » en l’injectant dans un logiciel CRM.

 

-> A lire aussi : Rossignol suit la piste du Big Data

 

Outre-Atlantique, le champion de la data est sans doute Walmart. Le géant du retail analyse chaque heure plus de 2,5 petabytes de données pour anticiper les besoins de ses 250 millions de clients hebdomadaires, mais aussi pour optimiser sa chaîne logistique. Et pour cela, les data scientists du groupe insistent sur la notion de « temps réel », indispensable pour réduire les délais de réponse et alerter rapidement les équipes de terrain. Un exemple à suivre pour se différencier avec une expérience client toujours plus riche et innovante.

 

-> A lire : Chez Walmart, du Big Data à tous les rayons

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