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Jean-Louis Bouchard au #PLTJE 2016 : « Entreprendre est un devoir »

Econocom 21 Avr 2016

Le lundi 4 avril 2016, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et des Finances, Marie-Claire Capobianco de BNP Paribas, Jean-François Lafaye de BpiFrance, Mari-Noëlle Jégo-Laveissier d’Orange et d’autres figures de l’entrepreneuriat s’étaient donné rendez-vous sur la scène du Grand Rex pour la remise des prix « Jeune Entrepreneur » de La Tribune. Parmi elles, Jean-Louis Bouchard, Président et Fondateur du groupe Econocom. Présent pour remettre le prix de la catégorie « Nouveaux services », il en a profité pour délivrer ses conseils aux entrepreneurs.

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Jean-Louis Bouchard, président et fondateur du groupe Econocom, sur la scène du Grand Rex

« Mefiez-vous du succès ! »

 

« Les prix, c’est bien, mais on apprend davantage des échecs que des réussites. » C’est avec ces mots que Jean-Louis Bouchard a remis à Grégory Giovannone, Président de la start-up Permigo, le prix du Jeune Entrepreneur dans la catégorie nouveaux services. Un conseil d’autant plus précieux lorsque l’on sait qu’il vient de l’un des pionniers du secteur de la prestation de services numériques aux entreprises, aujourd’hui à la tête d’un groupe international qui compte plus de 9 000 collaborateurs. Interrogé par La Tribune à l’occasion de cette remise de prix, il partage un point de vue avisé sur l’entrepreneuriat.

 

« Pouvoir entreprendre est une chance inouie »

 

Dans une société qui « met à notre disposition énormément de choses : des infrastructures de sécurité, une diplomatie, des moyens de communication, un système de santé, la sécurité sociale, des hommes et des femmes formés et éduqués… », pour Jean-Louis Bouchard, entreprendre n’est plus une valeur, c’est devenu un devoir !

 

Pour l’accomplir et se lancer dans la grande aventure de l’entrepreneuriat, plusieurs qualités sont indispensables : l’audace, la créativité, mais aussi l’agilité qui permet de s’adapter à un monde qui accélère chaque jour un peu plus avec le numérique. Et, si des obstacles se dressent sur la route du jeune entrepreneur, le Président d’Econocom recommande de les envisager comme étant formateurs : « C’est ce qui permet d’apprendre. »

 

« Croire qu’on peut créer une entreprise sans difficulté est une utopie », explique Jean-Louis Bouchard. Toutefois, afin d’éviter le « millefeuille juridique inextricable et inefficace auquel se heurtent les entrepreneurs », il suggère de donner une « date de péremption » aux lois pour s’assurer qu’elles s’adaptent à une société digitale moderne et toujours en mouvement.

 

A l’heure où de plus en plus d’entrepreneurs choisissent de créer une start-up à l’étranger, Jean-Louis Bouchard livre un point de vue à contre-courant et estime qu’avant de passer les frontières, il faut déjà être fort, chez soi. « L’adage dit que nul n’est prophète en son pays, mais dans le monde de l’entreprise, c’est l’inverse ! », déclare-t-il. « On peut bien sûr avoir des associés, des relais, des filiales ailleurs. Mais il faut des racines, être ancré quelque part. » Ce qui n’empêche cependant pas d’avoir des ambitions internationales… Même si, pour celui qui a vécu 10 ans aux Etats-Unis « devenir global est un défi difficile à atteindre dans certains cas ».

 

Pour Jean-Louis Bouchard, l’entrepreneuriat se vit aussi entre les murs de l’entreprise. « On peut être entrepreneur à l’intérieur d’un service ou d’une fonction. » C’est d’ailleurs l’une des valeurs fondatrices du groupe qu’il a fondé : « Chez Econocom, chacun peut entreprendre à son niveau, car il dispose d’un espace au sein duquel il peut explorer de nouvelles pistes et concrétiser ses idées. »

 

Le mot de la fin ? Un conseil, fruit d’une longue et riche expérience :

« Le succès ne vous apprend rien, au contraire, il peut vous tourner la tête. On apprend beaucoup plus de ses échecs. Bien sûr, le succès, cela permet de recruter des talents, d’attirer les financements. Mais lorsque vous échouez, vous vous remettez en question, vous réessayez, c’est la meilleure façon d’avancer en réalité. Et sans doute d’innover. »

=> Lire l’intégralité de l’interview sur le site de La Tribune

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