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L’Education nationale se met à… Snapchat !

Econocom 9 Juin 2016

Qui a dit que le ministère de l’Education nationale était poussiéreux ? Après Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, Tumblr, Pinterest et même Vine, l’Education nationale débarque sur Snapchat pour aider les lycéens à réviser leur bac. Rue 89 fait le point.

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L’annonce a été faite sur Facebook, quand le ministère a remplacé sa photo de profil par un « Snapcode ». Ce petit fantôme jaune habillé du « E » violet permet d’accéder, en le scannant via l’application Snapchat, au compte « Quand je passe mon bac » qui décline certains contenus déjà diffusés sur le Tumblr éponyme.

 

 

Dialoguer avec les jeunes

 

Pourquoi avoir fait le choix de Snapchat ? Le public de cette application, connue pour permettre l’envoi de messages éphémères, est particulièrement jeune : 71% des utilisateurs ont moins de 25 ans selon les dernières enquêtes… D’après les chiffres de Piper Jaffray, l’appli au fantôme jaune est même devenue le réseau social le plus apprécié des jeunes.

 

Pour l’instant, il s’agit d’instaurer un dialogue multicanal avec les élèves afin de s‘insérer dans leur quotidien en étant toujours plus proches de leurs pratiques et de leurs usages actuels. Les conseils qui y sont prodigués, via des snaps de 10 secondes maximum, reprennent, sur fond de connivence culturelle, les codes du web avec ses lol cats, ses emojis et ses GIF extraits de films et séries TV.

 

Une recherche de proximité qui se traduit aussi par le recours aux stars du second écran, comme  la youtubeuse Enjoy Phoenix qui y traite de la thématique du harcèlement à l’école.

 

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Exemples de captures d’écran du compte Snapchat via Rue 89

 

 

Reconnecter l’éducation nationale aux élèves

 

Le recours à Snapchat ne fait pas l’unanimité parmi les professeurs, certains évoquent une « perte de temps » ou ont peur que l’on se « trompe de support », le réseau social étant plutôt utilisé comme divertissement que pour planifier et organiser des révisions. D’autres saluent néanmoins cette nouvelle initiative :

 

« Les réseaux pourraient permettre d’aller vers plus d’interactivité, de motivation et peut être d’individualisation… »

De plus en plus présents dans le quotidien des jeunes utilisateurs, les réseaux sociaux nécessitent une attention et une pédagogie particulières. En effet, peu informés de la responsabilité qu’ils engagent ou des risques qu’ils encourent, nombreux sont les lycéens et collégiens à faire un peu « n’importe quoi » sur leurs téléphones.

 

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