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Marymount International School, Paris : le numérique pour un apprentissage adapté à chaque élève

Econocom 30 Nov 2016

Dans les couloirs de Marymount International School, Paris, il n’est pas rare de croiser un élève avec un iPad ou un MacBook Air sous le bras. Dans cet établissement privé, qui accueille 360 élèves de 2 à 14 ans, l’enseignement se fait principalement en anglais et les 70 professeurs s’appuient sur les nouvelles technologies pour offrir un enseignement adapté aux spécificités et besoins de chaque enfant.

 

Yoann Saludes est l’IT Manager de Marymount. A ses côtés, trois tech integrationists dont la mission est de veiller à ce que l’utilisation des outils informatiques en classe se fasse de manière fluide et efficace. « Ce sont un peu des « anges gardiens« , plaisante Yoann Saludes. Ils sont là pour s’assurer que les pratiques sont adaptées et pour aider les enseignants à mieux travailler au quotidien. Au-delà de ce rôle de facilitateurs, ils font également de la veille technologique et pédagogique pour proposer de nouvelles façons d’apprendre et de transmettre. »  L’équipe de Yoann Saludes comprend également deux techniciens qui garantissent le bon fonctionnement des infrastructures et réseaux.

 

Le numérique occupe une place très importante dans l’établissement. Des chariots mobiles contenant des iPads sont à disposition des enfants dès la maternelle. A partir du CE2, les élèves ont également accès à des Chromebook et des MacBook.

 

« C’est important que les élèves ne soient pas formatés à un terminal ou une technologie, explique Yoann Saludes. Nous privilégions les produits Apple mais nous sommes contents que les enfants puissent également utiliser des outils Google : la flexibilité est essentielle. »

 

« A partir du collège, les élèves disposent tous d’un MacBook Air, poursuit Leigh Ardrit, qui fait partie des tech integrationists. Nous leur apprenons comment les utiliser dès la sixième, car même s’ils disent savoir s’en servir, il y a plein de fonctionnalités, comme PowerPoint ou Google Docs, qu’ils ne connaissent pas. »

 

Avant le déploiement des iPads, en 2012, les élèves travaillaient sur des PC portables. Mais le numérique est présent dans l’établissement depuis près de 20 ans. « Nous avons toujours eu une salle informatique, commente Ingrid Kay. Ce qui a changé, c’est qu’avec les technologies mobiles, le numérique est entré dans les classes et n’est plus confiné à un espace dédié. »

 

 

Renouveau de la relation parent/professeur/élève

 

Dès le primaire, les professeurs utilisent Google Classroom, une plateforme qui leur permet de mettre leurs cours en ligne et sur laquelle les élèves peuvent partager facilement leur travail.

 

Chez les plus jeunes, les usages sont un peu différents. Les élèves utilisent Seesaw, un portfolio numérique. « Cela permet de dynamiser et de renforcer la relation entre élèves, enseignants et parents, indique Yoann Saludes. Au collège, c’est facile pour les parents d’interroger leurs enfants sur leur travail. Avec les plus jeunes, c’est parfois compliqué de savoir ce qui se passe en classe. Grâce au numérique, les parents peuvent voir ce qui a été fait et constater les progrès. Nous créons ainsi une relation très régulière. »

 

Les enfants peuvent, de leur propre initiative, filmer leur travail et mettre la vidéo sur leur portfolio. Les parents ont alors la possibilité de réagir avec un système de likes (similaire à ce qui est proposé par Facebook) ou d’utiliser la plateforme pour poser des questions aux enseignants. Bien sûr, tout est privé et reste dans le cercle de l’école.

 

L’utilisation d’applications, comme Seesaw, Google Classroom mais aussi des solutions de partage d’emplois du temps ou de notes, permet de remplacer le traditionnel cahier de texte de la classe, qui ne servait qu’aux enseignants et à la direction et n’était, finalement, que très peu lu par les élèves eux-mêmes et encore moins par les parents.

 

 

LE numérique, vecteur de changement au sein même de la classe

 

« Si un professeur d’anglais demande un exposé sur Shakespeare, par exemple, les étudiants sont libres de choisir la façon dont ils vont retransmettre leur travail : présentation classique, Google Classroom, vidéo avec iMovie… Nous sommes là pour les aider à utiliser les différents outils », explique Yoann Saludes.

 

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L’usage du numérique permet aussi de réduire la consommation de papier. « En maths, nous n’avons plus de manuels, tout est en ligne, précise Leigh Ardrit. Les professeurs mettent leurs cours sur le tableau interactif et les élèves peuvent travailler dans leur cahier ou avec des outils connectés. C’est beaucoup plus vivant et les enfants sont ravis. »

 

« Un autre usage est en train de se développer en arts plastiques, continue la tech integrationist. L’idée, c’est de mettre tout le cours dans un PowerPoint et de proposer une petite vidéo diffusée en continu dans la classe. Les élèves peuvent la regarder pendant le cours et l’enseignant est ainsi plus disponible pour aider ceux qui en ont besoin. C’est un grand pas en avant. »

 

Le fonctionnement en classe inversée implique un travail de l’enseignant en amont du cours, qui pourra ensuite être communiqué aux élèves, via Google Classroom par exemple, pour que ces derniers sachent ce qu’ils auront à faire le lendemain et éventuellement, puissent entamer des recherches. Les élèves sont ainsi plus autonomes et appréhendent mieux ce que le professeur attend d’eux.

 

Pour les activités extrascolaires, Marymount a fait appel à Magic Makers, une start-up qui propose des ateliers de programmation créative et dont Econocom est partenaire. Les plus jeunes y apprennent notamment à coder avec Scratch, un outil que les professeurs de l’établissement utilisent également pendant leurs cours.

 

-> A lire aussi : Avec Magic Makers, Claude Terosier apprend le code aux enfants et à leurs professeurs

 

 

les nouvelles technologies pour des pratiques pédagogiques innovantes

 

Les élèves se déplacent beaucoup dans l’établissement, une circulation favorisée par l’utilisation des outils numériques. « Il ne s’agit pas uniquement d’aller apprendre le solfège dans la salle de musique, décrit Yoann Saludes. De nombreuses activités se déroulent en dehors de la salle de classe, par exemple, dans la cour de récréation ou dans le FabLab, quand elles nécessitent du matériel spécifique. »

 

Autre spécificité de l’école, l’Individualized Learning Center (ILC), où un suivi spécifique est assuré pour les enfants qui en ont besoin, avec un ratio d’un enseignant pour deux élèves. « Suite à la demande d’un enseignant qui souhaitait minimiser le bruit dans cet espace, nous avons installé une application qui permet, grâce à des micros, de mesurer le niveau sonore, raconte Leigh, tech integrationist. Nous avons relié le dispositif à un vidéoprojecteur et, depuis, les élèves travaillent en connaissant le niveau de bruit ambiant. Ça apporte à tous un véritable confort. »

Aujourd’hui, entre l’expression des besoins, la recherche du logiciel adapté et le déploiement sur les iPad, il ne s’écoule qu’une demi-journée. « La démarche est devenue très rapide. »

 

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Econocom, un partenaire réactif et à l’écoute

 

Pour s’équiper, l’établissement s’est tourné vers Econocom. « Ce qui nous a séduit, c’est la compréhension de nos besoins et la réactivité des équipes commerciales, qui nous a rassuré sur la capacité du Groupe à nous fournir le bon matériel, indique Yoann Saludes. Le fait qu’Econocom soit un partenaire d’Apple était aussi un atout non négligeable. »

 

Le Groupe a assuré le financement et l’équipement en iPad. Marymount a choisi de passer à la location, renouvelée tous les trois ans. « Nous utilisons un matériel 3 à 4 ans maximum, explique l’IT Manager. Nous n’avons pas d’intérêt à acheter un matériel que l’on va systématiquement remplacer. »

 

Le mode locatif permet également de profiter de terminaux dernière génération. « Nous nous sommes inscrits pour utiliser Swift Playgrounds, la plateforme d’apprentissage du code d’Apple. Sans un matériel à jour, nous n’aurions pas eu cette possibilité. Nous n’aurions pas non plus pu utiliser les systèmes de classroom d’Apple en avant-première. Lorsque l’on fait un achat, on est tenté de conserver la flotte plus longtemps et passé 3 ou 4 ans, on se heurte forcément à des incompatibilités », explique Peter Farran, Educational Technology Manager.

 

Pour offrir le meilleur aux élèves, les enseignants et équipes techniques de Marymount sont constamment à la recherche de nouveaux outils et de solutions qui leur permettront d’améliorer la qualité de l’enseignement et le suivi du parcours des étudiants. Savoir se remettre en question, chaque jour, c’est le meilleur moyen d’avancer… et c’est aussi l’une des clés du mouvement #Digitalforallnow.

 

Découvrez d’autres témoignages d’établissements ayant déployé des outils numériques avec l’aide d’Econocom :

-> Saint Joseph à Gap, collège et lycée d’enseignement général au sein duquel les 820 élèves et la cinquantaine de professeurs sont équipés d’outils numériques

-> Notre-Dame « Les oiseaux » dans les Yvelines, où plusieurs classes de lycée expérimentent l’utilisation d’iPads

 

Crédit photo : Marymount International School, Paris 

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