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#OpenInno : Quelles clés pour réussir à innover ?

Econocom 30 Juil 2015

Casser les silos et rendre les frontières de l’entreprise plus perméables… L’open innovation bouscule les organisations ! Pour conserver une place dans la course à la compétitivité, les grands groupes doivent se réinventer. Pour certains, cela passe par davantage d’écoute accordée à leurs collaborateurs et clients, pour d’autres, cela consiste à s’inspirer de l’agilité des start-ups ou à collaborer avec des structures innovantes.

 

Quelle que soit la forme que prend un programme d’open innovation, un certain nombre de « bonnes pratiques » peuvent aider à faire jaillir la créativité et à booster l’inventivité. Dans les colonnes de Forbes, Jonathan Salem Baskim, Président du laboratoire de communication Arcadia, évoque les différents points qu’il a retenus du dernier sommet des Chief Innovation Officer.

 

 

Le concept d’innovation regroupe plusieurs notions qui vont du partenariat avec des fab labs à la conception collaborative en passant par l’acquisition de start-ups, la création de structures d’incubation ou même par le simple fait d’écouter sa clientèle… Toutes ont cependant un point commun : elles sont fondées sur l’intelligence collective et la mise en place de synergies stimulantes.

Le recours à l’open innovation peut venir d’une frustration interne (manque d’émulation au sein des équipes, baisse des ventes d’un produit ou service phare, allongement du time to market…) ou d’un questionnement lié à un évènement externe. Parfois, il peut même s’agir de répondre à une problématique à très grande échelle. Alexis Bonnell, spécialiste de l’innovation de l’USAID, le laboratoire du développement global des Etats-Unis raconte ainsi la façon dont il a traité l’épidémie d’Ebola :

 

« Pour faire face à la crise Ebola, le gouvernement américain a contacté des ‘’innovators’’ partout dans le monde et leur a demandé des idées pour améliorer les outils utilisés par les soignants sur le terrain. En deux mois, nous avons reçu 1 500 suggestions. Si nous avons pu collaborer avec ces partenaires issus des quatre coins du globe, le vrai challenge a été d’établir des bases de travail communes pour travailler tous ensemble ! »

 

 

Des OBJECTIFS précis pour une base de travail solide

Dans tous les cas, en amont d’un programme d’innovation, il est nécessaire de définir ce que l’on souhaite accomplir et de bien clarifier le « problème » qui doit être résolu. Les objectifs finaux peuvent être très variés :

  • Collecter et traiter des idées disruptives
  • Débloquer une problématique interne ou externe
  • Booster la R&D et sortir des sillons techniques
  • Détecter les signaux faibles et les nouveaux usages
  • Valoriser une image d’acteur innovant
  • Fédérer les équipes autour d’une démarche d’innovation

Pour Carlos Barroso, Senior vice-président chargé de la R&D chez Campbell Soup, c’est un enjeu primordial :

 

« Définir clairement le problème à résoudre incite à l’innovation, qu’elle soit ouverte, ou non. Parfois, c’est dû à une crise externe, parfois, c’est une réponse à un changement des comportements des consommateurs…. Dans tous les cas, la partie la plus compliquée n’est jamais le ‘’comment’’ mais le ‘’pourquoi’’. »

 

Encourager la créativité

Jonathan Salem Baskin reprend également les propos de Jeremy Gilman, Directeur de la stratégie et de l’innovation chez DMI :

 

« Une fois que vous connaissez votre problème, il est essentiel de faire un pas de côté pour laisser émerger les idées. Offrir cet espace incite à la participation : c’est comme ça que les innovations inattendues et disruptives naissent. »

 

Pour faire émerger les idées, il est nécessaire de réunir les « bonnes » personnes, des profils variés en termes de compétences mais aussi de personnalités. Amazon recommande de travailler avec des 2-pizza team, c’est-à-dire des équipes comprenant entre 5 et 12 personnes pouvant être rassasiées avec 2 grandes pizzas… Une forme d’organisation reconnue comme étant particulièrement efficace !

 

Proposer une « boîte à outils » peut par ailleurs faciliter le développement de la créativité : séances d’idéation, systématisation du partage des connaissances, hackathons… Toujours dans un esprit très « GOOB » (getting out of the building) !

 

 

Rester dans le ‘’flow’’ !

Jeremy Gilman explique :

 

« Quand on ouvre sa marque à des gens qui sont intéressés, de bonnes choses arrivent ! Vous bénéficiez de solutions que vous n’auriez pas imaginées seul et vous engagez une communauté qui intègre peut-être des futurs vendeurs, employés ou même évangélistes ! »

 

Au-delà de la seule question des process, l’open innovation est aussi un état d’esprit. Certaines entreprises sont plus enclines que d’autres à favoriser l’innovation ouverte et ont dans leur ADN un véritable souffle entrepreneurial. Pour celles-ci, le recours à l’open innovation sera sans doute plus facile. Pour les autres, la démarche sera peut-être plus complexe… mais tout aussi indispensable !

 

 

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Crédit photo : Pexels / Licence CC0

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