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Ecole numérique : Econocom équipe cinq collèges de l’Indre

Econocom 16 Déc 2016

Dans l’Indre, cinq collèges ont répondu à l’appel à projets lancé par François Hollande en mai 2015 dans le cadre du Plan numérique pour l’éducation. Soutenus par le département et le rectorat, ils font partie des établissements préfigurateurs qui, dès l’année scolaire 2015-2016, ont pu équiper de tablettes l’ensemble de leurs élèves de cinquième progressivement. Côté solutions, le choix du département s’est porté sur Windows 10, déployé sur du matériel Archos grâce à l’expertise du Groupe Econocom.

 

Retour d’expérience avec Christophe Courtemanche, Directeur Général Adjoint des Services au Conseil Départemental et chargé, notamment, des collèges.

 

En 2015, cinq collèges du département de l’Indre ont déposé une candidature à la suite de l’appel à projets du ministère de l’Education nationale : Saint-Exupéry (Eguzon), Rosa Parks (Châteauroux), Diderot (Issoudun), Jean Moulin de Saint-Gaultier et Hervé Faye (Saint-Benoît-du-Sault). Après examen et validation du volet pédagogique par le ministère, tous ont également reçu le soutien du département, indispensable pour mener les projets à bien. Objectif : déployer, dès la rentrée scolaire 2015, des tablettes dans toutes les classes de cinquième.

 

 

Un Timing serre et des exigences precises

Pour sélectionner les prestataires et les solutions avec lesquels travailler, le département a mis en place une consultation sur la base du cadre de référence pour l’accès aux ressources pédagogiques via un équipement mobile (CARMO), le référentiel de l’Education nationale qui fournit plusieurs recommandations liées à l’élaboration et à la conduite des projets, notamment en termes d’exigences techniques : caractéristiques du matériel et fonctionnalités logicielles attendues.

 

« Lors de la remise des offres, c’est Econocom qui a présenté la solution la plus aboutie sur les plans technique et économique », explique Christophe Courtemanche. A l’issue de la mise en concurrence, début août 2015, c’est donc le Groupe qui a été retenu, avec une réponse incluant l’équipement en matériel sous Windows 10, l’intégration et le paramétrage des solutions logicielles et l’application de correctifs à l’issue des phases pilote.

 

Le lancement du projet s’est ensuite fait très rapidement. « Au mois de septembre 2015, nous nous sommes réunis, avec l’ensemble des chefs d’établissement et le rectorat, pour la mise en œuvre d’un premier déploiement dans le courant de la fin d’année », indique Christophe Courtemanche. C’est le collège Saint-Exupéry, à Eguzon, qui a fait office d’expérimentateur, en étant le premier à recevoir le matériel.

 

 

intégrer ce projet dans une architecture existante

La solution retenue par le département de l’Indre inclut des terminaux Archos, couplés à Windows 10.  « On se focalise souvent sur la tablette, explique Christophe Courtemanche. Mais notre expérience nous a montré que ce n’était pas le plus compliqué à mettre en place. Le cœur du projet, d’un point de vue technique, ce sont surtout les questions de gestion logicielle et d’intégration dans l’architecture en place. »

 

Ainsi, Wizzbe, une solution centralisée de Mobile Device management (MDM), a été choisie pour assurer la gestion des équipements et des applications : archivage et sécurisation des contenus, organisation des ressources, communication par messagerie… Concrètement, c’est grâce à Wizzbe que les enseignants peuvent, par exemple, diffuser un exercice aux élèves ou récupérer les travaux lorsque la classe est terminée.

 

Au total, au niveau du département, trois personnes sont intervenues sur le projet, en collaboration avec la Direction des Services Informatiques et la DAF du rectorat. Comme Wizzbe permet la prise en main et la gestion des tablettes à distance, il n’a pas été nécessaire de mettre en place des relais techniques au sein des établissements : les équipes du département sont intervenues directement auprès des personnels scolaires.

 

La prestation proposée par Econocom prévoyait un volet d’accompagnement des enseignants à l’utilisation de la tablette et de Wizzbe. Quant à la formation à Windows 10 offerte par Microsoft, elle s’est faite à la demande des établissements qui en ont éprouvé le besoin. Ils ont alors été directement mis en contact avec le réseau des Ambassadeurs de Microsoft.

 

 

De nombreux usages pédagogiques

 

L’année scolaire 2015/2016 a été consacrée à la résolution de problèmes, l’objectif du département étant d’arriver à la solution la plus fiable possible avant de la diffuser plus largement. Après le collège Saint-Exupéry d’Eguzon, les 5 autres établissements ont reçu les tablettes Windows 10 à la rentrée 2016. Si elles sont encore réservées à un usage à l’intérieur de l’établissement, d’ici quelques semaines, chaque élève sera équipé individuellement et pourra profiter de sa tablette pour poursuivre l’apprentissage en dehors de la classe.

 

Au collège Saint-Exupéry d’Eguzon, ce sont principalement les professeurs de sciences et mathématiques qui se sont emparés du sujet. « Plusieurs sessions ont été mises en place et ont donné satisfaction aux enseignants, indique Christophe Courtemanche. Même si cela reste évidemment perfectible. »

 

Il faut dire que les usages possibles en classe sont nombreux. « Les élèves peuvent naviguer sur Internet et donc effectuer des recherches en classe, détaille Christophe Courtemanche. L’enseignant peut diffuser un exercice à l’ensemble de la classe et recevoir les réponses sur sa propre tablette. Le dispositif permet également de partager des textes, photos ou vidéos et de sauvegarder le travail réalisé pour le récupérer ultérieurement. »

 

La tablette facilite le travail hors classe : les élèves peuvent l’utiliser pour réaliser un reportage sur le terrain qu’ils pourront ensuite récupérer pour travailler à nouveau dessus. Les échanges sont également simplifiés. L’enseignant peut voir à tout moment ce que fait l’élève sur sa tablette, l’aider en prenant la main à distance sur le dispositif ou partager son travail sur le vidéoprojecteur. Le point fort, selon Christophe Courtemanche ? « C’est vraiment l’interactivité qu’il peut y avoir entre les demandes de l’enseignant et le travail de l’élève ! »

 

 

Des enseignants satisfaits et des eleves motives

 

A Eguzon, les enseignants sont enthousiastes. « Même s’il reste quelques points à régler, ils estiment que les tablettes répondent aux attentes et permettent de développer de nouveaux usages », explique Christophe Courtemanche. Chez les élèves, l’appropriation a été rapide : « Ils sont habitués à utiliser ce type d’outils, ils ne sont pas déstabilisés très longtemps par la tablette ! »

 

Du côté des parents, les retours concernent essentiellement la sécurité de la navigation. Dans l’Indre, tout a été verrouillé : la politique de sécurité est définie au niveau du ministère, l’enjeu pour le département et ses partenaires étant de paramétrer les équipements de manière à respecter les exigences ministérielles.

 

S’il est encore un peu tôt pour tirer un bilan plus global, l’échange avec d’autres départements montre que, dans le contexte de cet appel à projets ayant nécessité des réponses promptes et des déploiements très rapides, tous font face à des problématiques similaires. « Il ne faut vraiment pas négliger le temps de mise au point de l’architecture informatique. Or, c’est un travail long et compliqué. Penser qu’il s’agit uniquement de déployer des tablettes est une erreur ! », rappelle Christophe Courtemanche.

 

Prochaine étape ? « Continuer à perfectionner la solution avec Econocom, pour déployer la deuxième vague de tablettes, à destination des élèves rentrés en cinquième en septembre 2016. L’objectif, c’est que les établissements les utilisent de la façon la plus intensive possible, pour éventuellement réaliser de nouveaux ajustements lors de la rentrée 2017. »

 

En septembre 2017, les cinq collèges préfigurateurs du département arriveront à un déploiement à 100% puisque deux niveaux, sixième et cinquième, seront équipés. Les élèves qui seront en quatrième et troisième auront alors bénéficié des premières vagues de 2015 et 2016.

En parallèle, en 2016, sept autres collèges du département ont eux aussi fait un premier pas vers le numérique en s’engageant dans le plan ministériel sur la base de classes mobiles, c’est-à-dire en mettant en place un usage partagé des équipements au sein des établissements… Pas de doute, avec Econocom, le digital, dans l’Indre, c’est NOW !

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