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#Retail : toujours plus de data chez Zara

Econocom 22 Déc 2016

L’analyse de la data, chez Zara, c’est NOW. De son siège social d’Arteixo, en Espagne, à ses boutiques du monde entier, le groupe l’exploite pour donner une ligne directrice aux designers, permettre aux responsables de magasins de mieux gérer leurs stocks ou améliorer l’expérience client. Explications.

 

 

Pour les designers : plus de données = plus d’autonomie

 

Contrairement à ses concurrents directs, les géants H&M, Gap ou Primark, Zara n’a pas de chef designer et fonctionne avec un organigramme assez plat. Ainsi, les 350 designers du groupe disposent tous d’une autonomie suffisante pour valider produits et campagnes de pub, ce qui leur permet d’expédier deux fois par semaine de nouvelles créations en boutique.

 

Leur boussole ? La data. Des flux mis à jour quotidiennement leur permettent de monitorer de très près ce qui se vend (ou non) et font office de ligne directrice pour la conception des nouvelles collections. Ainsi, rapporte Bloomberg, chaque matin, au siège social d’Arteixo, en Espagne, les équipes sont capables de prédire les prochaines tendances en analysant les chiffres de vente et en scrutant les centaines de commentaires et retours des clients, managers de boutique et responsables régionaux, venus aussi bien de Taipei, Moscou ou New York.

 

-> Plus de détails sur le site de Bloomberg (en anglais)

 

 

étiquettes intelligentes et vetements connectes

 

Zara a été l’une des premières enseignes de prêt-à-porter à intégrer la RFID, avant même le champion Decathlon. « L’introduction de la RFID est le changement le plus important que nous ayons réalisé à ce jour dans la gestion opérationnelle de nos boutiques », se réjouissait d’ailleurs Pablo Isla, président d’Inditex, dans les colonnes de LSA en mai 2016.

 

-> Pour tout savoir sur la technologie RFID, redécouvrez notre interview de Jean-Christophe Lecosse, directeur général du Centre national de référence RFID.

 

L’architecture utilisée par Zara repose sur l’edge computing. Concrètement les boutiques intègrent de petits data centers qui permettent de traiter les informations plus rapidement. Outre un monitoring précis des ventes, les avantages, détaillés par LSA, sont nombreux : réalisation des inventaires en moins de deux heures (contre 2 jours auparavant, soit une diminution de 80%), alertes réassort en temps réel et amélioration de la qualité de service puisque les vendeurs peuvent facilement vérifier la disponibilité d’une taille ou d’un modèle.

 

-> Plus de détails sur LSA

 

Du siège social, où sont imaginées les collections, jusqu’aux boutiques, c’est la data qui se cache derrière le succès de Zara. Si la marque espagnole a bien compris ce que pouvait lui apporter le digital, elle n’est pas la seule : nous vous parlions récemment de Walmart mais, en France aussi, les exemples se multiplient : Klépierre et son parcours client digital, l’Occitane et ses tablettes… Pas de doute, dans le secteur du retail, le digital, c’est NOW !

 

-> A lire aussi : notre interview de Jean-Guillaume Roger, Chef de Marché Retail au sein du groupe Econocom et spécialiste des sujets qui touchent à la transformation du secteur.

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