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#Santé : Télémédecine et urgences virtuelles pour permettre aux hôpitaux de faire des économies

Econocom 17 Déc 2015

Steve Klasko, directeur exécutif de l’hôpital universitaire Thomas Jefferson à Philadelphie, veut faire des économies. Pour cela, une solution : voir moins de gens franchir la porte de son hôpital. Si, en novembre 2014, il a mis en place un programme permettant à ses médecins d’effectuer des vidéo-consultations depuis un iPad, il ne compte pas s’arrêter là. Bloomberg rapporte, qu’à terme, il projette de créer des « urgences virtuelles », destinées à permettre aux médecins d’aiguiller les patients à distance.

 

 

 consultations médicales sur iPad

 

L’hôpital universitaire de Philadelphie, ce sont près de 1 000 lits et un équipement de pointe, destiné à traiter les pathologies les plus complexes. Pour répondre aux exigences du Patient Protection and Affordable Care Act, faire baisser les factures des patients et mieux contrôler les dépenses, c’est vers la télémédecine que s’est tourné Steve Klasko, directeur exécutif depuis 2013.

 

L’expérimentation a commencé à l’automne 2014. En janvier 2015, c’est vers la chambre d’une patiente, Ellen Louka, récemment opérée de la hanche, que tous les yeux se sont tournés. A l’intérieur, une équipe de soignants était regroupée autour d’un iPad de manière à débriefer à distance la fille d’Ellen sur l’état de santé de sa mère. Radio à la main, le chirurgien a expliqué en direct que la femme de 79 ans faisait des progrès rapides. Bientôt, l’hôpital devrait utiliser la même technologie pour se coordonner avec les médecins généralistes après le retour des patients à leur domicile.

 

Plus étonnant, un département des « urgences virtuelles » pourrait voir le jour afin de faciliter le tri et l’admission des quelque 119 000 personnes qui franchissent chaque année la porte des urgences. Les médecins pourraient alors réaliser des vidéo-consultations et indiquer à distance aux patients s’ils doivent courir à l’hôpital ou s’ils peuvent attendre et voir leur généraliste. Objectif : s’assurer que tous les patients qui attendent aux urgences ont vraiment besoin d’être là.

 

 

 Un médecin, un patient… et une tablette

 

En France, il existe plusieurs centaines de projets liés à la télémédecine. Deux types de pathologies sont principalement concernés. Les premières sont celles qui imposent d’agir en urgence, comme par exemple les AVC. En Franche-Comté, un outil de travail collaboratif permet ainsi aux médecins des hôpitaux dépourvus d’unité neuro-vasculaire de transmettre des images médicales au CHU de Besançon de manière à accélérer les diagnostics.

 

Autre cas : les maladies nécessitant un suivi régulier. A Rennes, le cardiologue Philippe Mabo assure à distance la surveillance des prothèses cardiaques de ses patients. D’autres projets s’intéressent au télésuivi de patients souffrant d’insuffisances rénales chroniques ou devant subir des dialyses péritonéales.

 

Outre les économies substantielles qu’elle permet, la télémédecine pourrait être une réponse au problème des déserts médicaux… Encore faut-il que les médecins adhèrent à ces nouvelles technologies. Le digital, dans les hôpitaux, c’est NOW ?!

 

 

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Crédit photo : Intel Free Press / Flickr.com / Licence CC BY-SA 2.0

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