Digital for all now

Smart City : des capteurs, des données… et surtout des hommes

Econocom 25 Nov 2014

Chaque ville tend aujourd’hui à devenir « intelligente » pour mieux gérer les flux qui la traversent – transports et consommations énergétiques au premier chef. Au-delà de la simple collecte de données ou de l’installation de capteurs, une « smart city » est avant tout une affaire d’hommes et de gouvernance publique, explique Emma Stewart, Directrice des solutions durables à AutoDesk et professeure à l’Université de Berkeley, dans les colonnes du Guardian.

Une ville vêtue de capteurs

Pour tenir sa promesse de réduction de la consommation d’énergie et de son impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie de ceux qui y vivent, une ville doit disposer des outils nécessaires. Les bâtiments et le mobilier urbain doivent être habillés de capteurs capables de mesurer, par exemple, la vétusté des bâtiments tout comme leur performance énergétique.

« Lorsqu’une ville nouvelle est entièrement construite à partir de rien, comme on peut le voir en Chine, installer ces capteurs semble être une évidence, explique l’experte. Mais la plupart des villes dans le monde existent déjà et doivent aujourd’hui s’adapter. »

Un travail collaboratif entre l’Homme et la machine

Il ne s’agit pas seulement de nouvelles installations. Il s’agit ici, selon Emma Stewart, d’un changement à mener au sein des directions métiers. Les mairies doivent se doter du personnel compétent pour gérer ces équipements, mais aussi être capable d’analyser les résultats enregistrés : « Aussi bon que puisse être un algorithme, on a encore besoin de l’humain pour identifier des corrélations entre les données et expliquer les causes ». L’experte préconise ainsi la mise en place de politiques publiques « conduites par les données » de façon raisonnée, pour plus de pertinence et d’efficacité.

Le nouvel apparat connecté de la ville doit donc se coupler avec une mutation forte des compétences au sein des services publics, afin d’intégrer pleinement ces différents enjeux. C’est ainsi que se révèlera tout le potentiel du « Digital for all now ».

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