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#OSD15 : La #Transfonum de la SNCF en 10 mots-clés avec Yves Tyrode

Econocom 12 Fév 2016

Le vendredi 5 février 2016, à l’occasion de la clôture de la deuxième édition de l’Observatoire des Stratégies Digitales (#OSD15), Sia Partners organisait un petit déjeuner d’échanges autour de la transformation numérique des entreprises. Yves Tyrode, Directeur Digital et Communication de la SNCF, en était l’invité d’honneur et a partagé les projets digitaux du groupe autour de trois grands thèmes : l’ouverture, l’agilité et la rupture. L’essentiel en 10 hashtags !

 

>> Voir aussi : [Infographie] Pratiques digitales dans les grandes entreprises : baromètre 2015 <<

 

 

#CDO

C’est en octobre 2014 qu’Yves Tyrode a été nommé Directeur Digital et Communication de la SNCF. L’ancien responsable du Technocentre d’Orange précise néanmoins que la transformation numérique du groupe a commencé bien avant sa nomination, en 2000 avec la création de voyages-sncf.com, qu’il a d’ailleurs dirigé pendant quatre ans.

Sa conviction ? Pour que les sujets digitaux avancent, ils doivent être portés par un CDO ou un directeur du digital, quelqu’un qui va incarner la transformation digitale…  Sans pour autant en être l’unique acteur. Et cette mission qui allie maîtrise de la technologie et du marketing est loin d’être facile !

 

 

#DSI

Contrairement à ce qu’imaginait Yves Tyrode avant sa prise de poste, la DSI n’est pas un obstacle à la digitalisation. Celle de la SNCF a bien intégré les enjeux de la transformation numérique. D’ailleurs, précise Yves Tyrode, souvent, les freins ne viennent pas des DSI eux-mêmes mais de leur hiérarchie. Le CDO est alors un allié précieux… et exigeant puisqu’il apporte des challenges technologiques importants et recherche une évolution permanente. La clé de la réussite ? Peut-être le DevOps, une démarche d’innovation et de rupture visant à rendre les mises en production encore plus agiles.  

 

#start-up

Selon Yves Tyrode, la collaboration avec des start-up est fondamentale. L’année dernière, la SNCF a créé son premier incubateur interne, baptisé le 574 en référence au record du monde de vitesse sur rail. Quelque 2 000 start-up y sont déjà passées, pour profiter notamment de l’ouverture des datas en temps réel du groupe. Pour le géant du rail, c’est une véritable mine d’or en termes d’innovation !

 

#ioT

L’Internet des Objets serait-il la solution aux problèmes de scalabilité ? Pour le directeur du digital, au niveau industriel, intégrer des capteurs sur des infrastructures existantes permet de gagner en réactivité et en agilité.

« Je crois beaucoup à l’IoT. Dans certains cas, ça change complètement les métiers : au lieu d’être face à un problème de maintenance, les collaborateurs peuvent être proactifs grâce aux datas récoltées par le biais des objets connectés. »

La nécessité : partir de cas d’usages concrets. La SNCF s’est d’ailleurs installée dans les locaux toulousains de Sigfox, l’opérateur français de l’IoT. Ainsi, ses équipes peuvent par exemple travailler avec une entreprise qui fabrique des capteurs de tension mécanique destinés aux caténaires, ces câbles porteurs qui fournissent à l’alimentation électrique des trains. Le groupe réfléchit également à la possibilité de mettre des accéléromètres sur les pantographes (les dispositifs permettant aux locomotives de capter le courant par frottement sur les caténaires) de certains de ses véhicules.

 

#Drones

Des drones pour améliorer la performance et la sécurité du réseau ? Selon Yves Tyrode, ils pourraient bientôt être utilisés par la SNCF pour, par exemple, signaler des coulées de boue dangereuses sur les voies.

 

#Indicateurs

« Sans mesure, on ne progresse pas. Le ROI n’est pas nécessairement le plus parlant, même si nous prenons en compte le nombre de commandes ou de ventes en ligne. »

Le groupe SNCF a mis en place un tableau de bord permettant de mesurer la satisfaction client sur le digital, mais aussi celle des salariés. Des KPI spéciaux ont été créés pour les applications avec par exemple le nombre de vues web/mobile. Autre indicateur utilisé par le groupe : le nombre de start-up incluses dans le programme 574, soit 2 000 à l’heure actuelle.

 

#RUpture

Travailler sur les sujets digitaux implique d’appréhender deux enjeux essentiels : la transformation numérique de l’existant, c’est-à-dire l’amélioration de la productivité et de la qualité de service et la rupture digitale, autrement dit la prise en compte des nouveaux modèles économiques.

Si la transformation peut être initiée de l’intérieur, la rupture est trop profonde pour être gérée en interne et nécessite une ouverture sur l’extérieur, via l’acquisition de start-up par exemple. A la SNCF, cela s’est traduit par l’achat de OuiCar, de manière à contrer la concurrence du covoiturage.

 

#management

« Le manager doit se réinventer et devenir un animateur. »

Pour que l’impulsion prenne, il faut que les collaborateurs aient envie de suivre et donc revoir les processus internes… et convaincre le management ! La SNCF a créé une communauté interne comptant plusieurs milliers de collaborateurs qui se sont portés volontaires pour devenir les ambassadeurs de la transformation digitale.

« La transformation numérique, nous devons l’inventer tous ensemble et elle doit être partagée entre les entreprises. Nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes et l’élément managérial doit être considéré comme une caractéristique de notre mutation. »

#UX

La SCNF a beaucoup travaillé avec la RATP sur l’amélioration du parcours client en réfléchissant notamment à l’open data. L’exemple à suivre ? Celui de Citymapper, une start-up londonienne qui a réinventé la création d’itinéraires urbains. Pour Yves Tyrode, dans l’écosystème des transports, il est essentiel de coopérer, il parle d’ailleurs de « coopétition ».

 

#Communication

« Si vous ne faites pas savoir ce que vous faites, vous ne créerez rien ! Il faut allier communication et réalisation. »

 

=> Voir le Storify de l’évènement

=> A lire aussi : #DigitalSNCF : vers une digitalisation à grande vitesse des services de la SNCF

 

 

=> Retrouvez également tous nos articles consacrés au baromètre 2015 des pratiques digitales :

– Quelle gouvernance pour la #transfonum ?

–  Transformation digitale : quels moteurs et quels freins pour les entreprises?

– #Transfodigitale : des collaborateurs mieux équipés… mais encore des efforts à faire !

– Transformation digitale de l’expérience client : des entreprises encore timides !

 

Crédit photo : Groume / Flickr.com / Licence CC BY-SA 2.0

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