Digital for all now

Transformation digitale : impossible n’est pas entrepreneurial

Econocom 3 Oct 2014

L’information a largement circulé cette semaine : les entreprises françaises sont très à la traîne en matière de transformation numérique. Les études des cabinets de conseil Roland Berger et McKinsey sont alarmantes : largement en retard par rapport aux usages individuels comme à leurs homologues européennes, les entreprises de l’Hexagone peinent à se digitaliser – et à tirer les bénéfices de cette transformation. Ce n’est pas une fatalité, les leviers d’action sont à portée de main.

 

Le constat posé par les deux cabinets, chacun avec ses outils, est clair : retard à tous les étages, et particulièrement dans la transformation numérique de notre tissu de PME et ETI. La perspective l’est aussi : le numérique, c’est la croissance de demain. Ces deux rapports sont assurément importants, et à lire.

 

Mais comment ?

Les deux rapports listent des freins culturels et structurels : manque d’implication des dirigeants, déficit de compétences numériques, difficultés organisationnelles, obstacles financiers… Autant de raisons qui, précisément, nous ont poussés à lancer le mouvement « Digital For All Now », pour dépasser le constat.

 

Les deux rapports, en termes de solutions, s’adressent surtout aux pouvoirs publics, en proposant des réformes, pour agir sur l’écosystème. C’est évidemment essentiel.

 

Mais de multiples solutions existent pour que les entreprises françaises fassent le saut, et révèlent tout leur potentiel grâce au digital. Ce sont elles qui peuvent – doivent – être le moteur du changement, dès maintenant.

 

Les entreprises, actrices du changement

Le potentiel pour la croissance des entreprises est immense : la transformation digitale leur permettrait d’améliorer leurs résultats opérationnels de 20 à 50 %, selon les évaluations de Roland Berger.

 

Tout big bang a un déclencheur. Beaucoup des recommandations tiennent à un changement de culture, d’état d’esprit, d’engagement des dirigeants. C’est une vérité. Encore faut-il déclencher ce changement.
Les deux rapports sont clairs sur les actions décisives à mener :

• combler le retard pris dans l’équipement des collaborateurs (Roland Berger recommande aux entreprises d’ « acheter de nouvelles prestations […] ou de nouveaux équipements (tablettes, infrastructure de calcul…) » ;
• se mettre en capacité de financer ses projets de transition vers le numérique – dont le coût fait manifestement figure de repoussoir pour beaucoup d’entre elles.

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Faire un choc culturel, c’est oser mettre à niveau le digital dans l’entreprise tel qu’il est vécu dans la sphère privée. Le vrai game changer est ici. C’est l’étincelle décisive : comment imaginer faire une transition numérique en ligne avec un équipement en complet décalage avec les multi-écrans et la mobilité du foyer ?

 

Le financement est souvent la partie anxiogène de cette décision, et Roland Berger la souligne : le cabinet conseille notamment aux entreprises d’oser
« mettre en place une vraie stratégie d’immobilisation des capitaux afin de financer la mise en place de nouveaux outils et process (au risque de ralentir l’activité existante) ». Ampleur, risque, rigidités potentielles : autant de raisons de ne pas se lancer.

 

Notre expérience des projets digitaux d’ampleur nous indique le contraire : on peut trouver les solutions pour permettre l’impact du digital maintenant, sans immobiliser les capitaux au détriment de l’activité.

 

Le digital pour tous, maintenant, c’est surtout passer à l’action. Pas en consultant, en entrepreneur.

 

Photo : Corporation, photo par Nec-Monitor-292, licence CC BY 2.0

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